Pourquoi planter ? Que plante-t-on ?

Depuis tous les temps, et pour l’exercice de ses activités, la profession agricole façonne et parfois même modélise le milieu naturel.

Au grès de ces activités, liées à la viticulture, puis à l’élevage et aujourd’hui à la production de céréales, le paysage, qui entoure ma ferme, a sans cesse été modifié. De ce fait, la vie sauvage (mammifères, insectes, flores…) a du s’adapter en permanence, et assister parfois à la disparition de certaines espèces.

Les champs que LA MOINERIE cultive, sont dits ouverts c’est-à-dire sans aucun ou peu d’éléments fixes du paysage (bosquets, vergers, haies…). Cela facilite le passage des engins et la rapidité des travaux des champs, mais souvent, l’équilibre biologiqueet l’agriculture même, peuvent en ressentir.

Dans la recherche d’un système de production intégré système de production intégré Système agricole qui utilise des techniques alternatives voire biologiques pour conduire les cultures.
Ex. : si une méthode bio peut se substituer au conventionnel, on choisira la méthode la plus respectueuse pour l’environnement, le consommateur et l’agriculteur.
, voir biologique, pour la préservation environnementale, notre ferme s’engage à planter haies, arbres et vergers autour et au sein même de ces champs qu’elle cultive.

Pourquoi planter ?

La haie et l’arbre sont des éléments fixes du paysage qui régulent naturellement les flux à l’intérieur d’un champ de culture.



L’ombre des haies rafraîchit l’été. De même l’hiver sera plus doux si on sera à l’aplomb d’une haie plutôt qu’à découvert en plein champ.







Le vent agresseur et séchant, qui traverse les branches et les feuilles, est ralenti et les cultures s’en trouvent préservées.












Les racines fixent le sol, évitant l’érosion érosion Une des principale forme de destruction de la vie et du fonctionnement des sols.
L’eau, le vent, les températures, les actions mécaniques et répétitives, les pollutions etc. participent fortement à l’érosion terrestre.
et captent l’eau pour réguler son flux.


















Les poussières et les pollutions sont fixées sur ces arbres et arbustes, « c’est déjà ça de gagné pour nos poumons ».

La haie et l’arbre sont des endroits de vie époustouflants : ces éléments au bord des routes, épargnent beaucoup d’animaux de la collision avec les véhicules. (une haie bordant une route, oblige l’oiseau à voler plus haut. Ce dispositif, très simple, peut préserver au moins ¼ de la population des chouettes effraie, soit 15000 par an)

Que plante-t-on ?

Sur les conseils de la chambre d’agriculture chambre d’agriculture Institution officielle chargée de conduire les agriculteurs dans chacune de leurs démarches. Elle représente en son nom la profession sur un territoire. Elle est organisée à plusieurs niveaux : régional et national. de La Rochelle, nous choisissons uniquement des essences locales et réputées pour avoir un effet bénéfique sur le maintien ou l’attirance de toute la faune faune Il s’agit de l’ensemble des animaux (vertébrés, invertébrés) regroupés et vivant dans un même milieu. .

C’est pourquoi nous plantons des arbres et arbustes à petites baies (églantier, sureau noir, noisetier, prunellier mirobolant, viorne lanthane, cerisier Sainte Lucie, pommier sauvage….)

Mais aussi des arbres fruitiers greffés et sauvages (cerisier, pommier, poirier, abricotier, prunier…). Leur action principale sera celle d’apporter une nourriture pour la faune faune Il s’agit de l’ensemble des animaux (vertébrés, invertébrés) regroupés et vivant dans un même milieu. . Mais il faut savoir également, que les arbres fruitiers génèrent des nœuds à leurs branches qui plus tard se changeront en cavités, utiles aux oiseaux cavernicoles comme la chouette chevêche.

Enfin il y a aussi des feuillus feuillus On parle aussi d’arbres à feuilles caduques. Ce sont des végétaux qui perdent leurs feuilles durant l’hiver et repoussent au printemps (ex. : l’érable, le noyer, le cormier.) dont l’essentiel sera de protéger la haie elle-même, de jouer un rôle brise-vent et de se coordonner dans le paysage.

Avec tout cela, oiseaux, mammifères, reptiles, rongeurs, insectes, etc. auront un gîte, et un coin repas. Au bout d’un moment, un équilibre naîtra et colonisera les cultures des champs afin d’aider celles-ci à réguler naturellement ses propres ravageurs, et à minima sans l’intervention de l’homme.

Un long et patient travail à lieu, chaque année, ici, chez moi, à la ferme de LA MOINERIE.